Bribes de Vie et Battements du Coeur

07 février 2010

On déménage...

J'avais envie de changer de peau, sur une nouvelle plateforme et avec un nouveau style.

C'est par là.

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24 juin 2009

Histoire de train

Aujourd'hui je rentrais à la maison. En train, TGV puis métro puis TER.

C'est dans le métro que ça a commencé. Quand tu te dis en passant que ça fait longtemps que t'as pas été emmerdée par un mauvais chantailleux demandeur de monnaie et qu'à la station d'près monte dans ton wagon un mauvis chantailleux demandeur de monnaie, tu devrais déjà te dire que la journée est née sous l'étoile de Murphy.

Donc là on va remonter à samedi dernier, où on m'a dit dans la gare : "Tiens ça fait longtemps que t'as pas eu une merde avec les trains toi... C'est bizarre..."

Merci mon amour.

Je suis montée sans me méfier dans le TER à Austerlitz, une heure et demie de trajet, arrêt à la cinquième gare. Faisait très chaud dans ce train, et un peu avant l'arrivée à la première gare (une heure) j'ai remarqué que venait par la clim cette odeur assez particulière de vieux train en surchauffe.

Donc sachez que lorsqu'à l'intérieur vous sentez l'odeur de la surchauffe sans avoir ouvert les fenêtres, ça veut dire que c'est grave la crise dehors : wagons enfumés, tout le monde descend à la prochaine gare pour cause de grave avarie. Une vraie infection dehors, 10h après je l'ai encore dans le nez.

Il était 12h50. Prochain train à la même destination finale 13h39, prochain train à la même destination finale passant par ma p'tite gare 14h33. Féchié. Surtout qu'on attendait à peu près en même temps ma cousine sur la même ligne dans l'autre sens...

Passe un message sonore : les voyageurs du train TER n°truc arrêté en gare de chose sont invités à retirer un dossier avarie au guichet. Je vais au guichet ah non sortez allez à droite montez l'escalier c'est à l'accueil (moi aussi j'aurais mis l'accueil au premier tiens) et à l'accueil : ah mais non mais si c'est pas votre gare d'arrivée on peut rien pour vous, le formulaire sera immédiatement rejeté. Demandez à votre gare d'arrivée.

*Soupir.* Retour sur le quai. "Le train TER n°"truc+2" au départ à 13h39 à destination de bidule desservira exceptionnellement [les petites gares]." Sourire. Ca va être un peu moins long. Le train est à l'heure et relativement en forme.

"Mesdames et messieurs, en raison d'un incident sur un autre train, le train TER n°truc+2 desservira exceptionnellement [les cinq petites gares]. Les passagers ayant une correspondance TGV à Terminus moins un et Terminus sont priés de se faire connaître auprès du contrôleur lors de son passage ans les wagons." On n'a pas du tout foutu la merde avec notre train en panne.

14h10. Arrivée en gare. Je vais au guichet parler de mon dédommagement retard. La chef de gare est au courant de rien, elle a pas reçu les infos, personne est venu l'interroger sur le non-passage du train une heure plus tôt, ni sur le passage inhabituel de celui-là. Elle a donc téléphoné aux Aubrais et engueulé le chef du coin pour le manque d'information, comme quoi ça pourrait lui éviter d'avoir l'air bête devant les clients même qu'elle était bien gentille celle-là.

Morte de rire sous cape qu'elle était la cliente.

Fou rire nerveux.

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04 juin 2009

Européennes

Alors oui, c'est pas bien de pas voter.
Alors oui, c'est un droit qu'on a beaucoup beaucoup lutté pour l'obtenir et que c'est pas bien de cracher dessus.

Mais quand même, faudrait pas s'étonner d'une certaine démotivation des gens. Pas la mienne, moi je suis juste trop loin et j'ai pas été faire une procuration, tant pis.

Parce que dans quelle mesure on a le choix au juste ?

Combien de députés ?
72 députés au total pour la France, 10 pour le Nord-Ouest, 9 pour l'Ouest, 10 pour le Sud-Ouest, 13 pour le Sud-Est,  9 pour l'Est, 5 pour le Centre, 13 pour l'IDF et 3 pour l'Outre-Mer. Apparemment pas tout  fait représentatif puisque (vu dans Le Monde) début 2010 la France devra être représentée par 74 députés (traité de Lisbonne), et hors période électorale je vous laisse le soin de deviner par qui seront choisis les heureux élus (du peuple par le peuple et pour le peuple, normalement, mais ça coûte les élections nan mais). Oui j'ai une idée toute faite, même si on parle de l'Assemblée y en a qui en sont jamais trop loin même s'ils devraient.

Comment on les choisit ?

Par listes. Et en fait c'est ça qui me plaît pas. Les électeurs ont le droit de voter pour  un parti et puis c'est tout, qui présente une liste par région. Tant de voix pour un parti = les tant premiers de la liste siègeront. Et tu décides surtout pas qui c'est, ouh que non, si c'est des gens qualifiés pour l'Europe, qui s'y connaissent, qui s'y intéressent.
Dans ma "circonscription" à moi, y a que cinq sièges. Autant dire que seuls les gros partis ont une chance de s'y asseoir (mettons 3 UMP et 2 PS, ça devrait donner un truc comme ça dans les faits). Or, ces grands partis, si je puis dire, se servent de ces listes comme de poubelles où ils mettent leurs emmerdeurs : Barnier, Dati, Peillon... qui se sont pas forcément tous montrés très très calés sur l'Europe. Le tout au détriment de candidats vraiment intéressés mais boudés.

C'est décourageant.
Vraiment décourageant.
On se moque vraiment des citoyens.
Je trouve le scrutin pour l'assemblée nationale plus juste, même si Alain Marleix Sous-Ministre à la Charcuterie va redécouper les circonscription probablement sans oublier son parti.

D'ailleurs j'ai une question :

Que devient le fief de Jean Sarkozy Neuilly/Seine si ce Grand Paris voulu par Papa est lancé ? Cette région est quand même dominée régionalement par le PS...

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Ah, ces visionnaires...

Celui-là en particulier, même s'il était loin d'être le seul à  faire ce genre de pronostic. Dans un registre moins galère pour la population, ce n'est pas sans rappeler les journalistes qui, en 2002, réfléchissaient sur le futur débat Chirac-Jospin avant le premier tour avec le résultat qu'on sait. En tout cas cette idée m'a traversé la tête le jour où je l'ai lu (jour de parution, 23 mai)

C‘est le match que certains vont attendre en croisant les doigts pendant deux semaines. Celui qu’il ne faudra râter sous aucun prétexte, celui pour lequel on sera prêt à acheter des billets à prix d’or et au marché noir auprès des revendeurs qui font de la “retape” dès la sortie du métro à la porte d’Auteuil. Une demi-finale Novak Djokovic-Roger Federer à Roland-Garros, cela revient à désigner le finaliste qui sera (en principe) opposé à Nadal. Et cela peut aussi revenir à désigner le dauphin de l’Espagnol, le joueur qui est le plus fort sur terre battue. Après lui.

A regarder les noms de leurs adversaires dans le bas du tableau masculin, la probabilité d’une telle demi-finale entre le Serbe et le Suisse est relativement forte car il n’y figure pas de grands spécialistes de la terre battue qui pourraient créer une immense surprise.

Résultat aujourd'hui, où les demi-finales approchent (ou sont déjà là) :

- 30 mai, Novak Djokovic éliminé au 16è de finale
- 31 mai, le "roi" Rafael Nadal éliminé au 8è de finale, sorti par un Suédois sur lequel personne n'aurait misé un kopeck.

Bien vu la taupe. Dommage pour les billets à prix d'or, mais Del Potro-Federer devrait quand même faire l'affaire à ce niveau.

Oui, les voyants me rendent toujours extrêmement sarcastique. Surtout vu les énormes divergences de la réalité.

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19 mai 2009

Ces profs

Moi je crois que je penserai jamais comme un enseignant-chercheur.

Y a une semaine de ça je suis passée au tableau en thermodynamique, sur une question qui consistait à plus ou moins calculer l'énergie dépensée pour la combustion du méthane (je profanise).

Bon, ça n'a rien d'immensément compliqué pour moi, j'ai appris ça en prépa et je sais faire. L'énergie de réaction (une addition des valeurs trouvées dans les tables) et celleS de chauffage/refroidissement - une intégrale sur le domaine de température pour chaque.

C'est là qu'on a commencé à plus s'entendre avec le prof. Moi je voulais faire mon intégration directement. Lui il voulait que je fasse mon intégration, que j'en déduise une moyenne de la grandeur intégrée (donc en divisant par la différence de températures), moyenne que j'aurais dû remultiplier par la différence de températures pour en déduire l'énergie.

Ce qui veut dire en clair : tu pars de Paris, tu passes par Reims. Tu vas à Troyes chercher ta moyenne, tu reviens à Reims. Tu vas à Nancy chercher ta seconde moyenne (pas la même bien sûr !), tu reviens à Reims. Ces moyennes ne servent à RIEN dans l'exercice, c'est comme si t'allais à Troyes et à Nancy acheter un truc qui te servira à rien dans ta vie avant de revenir au point de départ. Moi perso je serais restée à Reims.

C'est ce que je lui ai dit d'ailleurs au prof. "Ouais tu as pas tort mais ça facilite les notations" qu'y m'a dit.

J't'en foutrais des notations. La facture d'électricité de l'usine elle s'en fout pas mal de comment je l'appelle mon énergie sur mon papier. Et ça rallonge carrément les calculs : j'ai passé 25mn au tableau au lieu de 10.

J'vous jure.

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09 mai 2009

Quotons un peu

C'est pas bien mais on s'en fiche, ca fait des souvenirs rigolos, et les souvenirs rigolos ça fait des adultes heureux.
Del4yo, dans les coincoins de cette note d'a n g e l.

Juste un petit faible pour cette phrase  anti-perfect attitude, je l'expose.

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04 mars 2009

Suppléants à la police

C'est .

Ca m'a fait drôle parce que j'ai vu dans un bouquin d'un auteur scandinave (celui-là, si vous avez peur du spoil ne cliquez pas) un truc similaire, alors qu'il est paru il y a quelque temps déjà. Sauf que justement c'est en Suède et non en Italie.

Donc, suite à une série de meurtres dans la ville de l'inspecteur de ses polars, les citoyens (pas dit explicitement dans le bouquin, mais probablement un poil excités par les journaux à scandale évoqués avant) se fourrent dans le crâne de former des milices citoyennes pour suppléer une police désarmée face à un coupable ingénieux. Autant le bouquin n'est pas mon préféré de cet auteur, autant cet épisode m'a vachement intéressée.

Bref. Un caïd de la ville fonde cette milice, la police proteste vivement qu'aucun citoyen ne se substitue à elle, et que toute exaction (agression ou tout autre chose d'illégal) sera punie par la loi comme un délit/crime. Quelques jours plus tard, un mec se paume dans la campagne voisine, il "a l'air louche", il se fait tabasser. Pour rien.

Hé ben là le roman scandinave est devenu une réalité italienne. Ou presque. Là, en Italie, c'est la milice qui s'est fait submerger par ses adversaires, et la police est venue l'aider. Les policiers sont pas très contents.

Alors là évidemment c'est un peu plus réglementé dans la réalité : c'est une ronde, pas une milice, donc pas d'armes et que des outils de communication. Et pourquoi les policiers ne sont pas attaqués comme ça dans la rue, on se pose pas la question. Je suis sûre qu'il y a toujours des antimilitaires et antipolice un peu partout, dont une partie un peu belliqueuse. (Elle a statut militaire la police en Italie ?)

Et en pratique ça donne quoi ? A quoi sert une ronde si elle ne peut pas intervenir en urgence ? Investissez dans des caméras là, ça revient au même. Y compris pour le côté Big Brother.

Et d'ici à ce que le mec louche (noir ? arabe ? allez savoir, le hasard parlera) se fasse agresser par un groupe de volontaires (racistes,par exemple ?) qui jureront avoir vu un rail de coke/cru qu'il allait violer sa copien ou agresser une mamie, on ne doit pas être très loin.

Je me sentirais pas très en sécurité dans un truc pareil.

Les écrivains et les politiciens : qui a le plus de bon sens ?

----------------------------bonus "OMG"-------------------------------

Viens juste d'entendre à la télé le présentateur météo (France 3, allez je dénonce)

Demain n'oubliez pas d'embrasser les Olive... sans avaler les noyaux.

...

...

C'est quand sainte Cerise ?

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18 janvier 2009

Révisions

Fin aujourd'hui. Demain à 8h, il sera l'heure de plancher sur un partiel de statistiques.

J'ai mon classeur de cristallographie sur les genoux. Je découvre (oui je sais, c'est tard, mais je crois avoir déjà exprimé ce que je pense des amphis de cristallo : un désordre épouvantable dans la présentation du cours, une prof qui jargonne tellement que pour saisir ce qui est comprhensible faut être sacrément accroché, ce qui est dommage pour un truc totalement nouveau pour beaucoup d'entre nous) une discipline somme toute pas forcément complètement inintéressante mais à peu près aussi utile que mes nombres croisés dans la Recherche. J'ai vu la démonstration mathématique du fait vérifié par tous les carreleurs du monde que si tu veux paver un espace infini très grand avec un seul type de carreau, il vaut mieux que celui-ci soit hexagonal, carré ou triangulaire. A bon entendeur... Et aussi, là présentement sous mes yeux, la recherche d'une maille soi-disant primitive. On épargnera le détail pour cette fois, mais tu pars d'une structure parallélépipédique comme des briques faciles à empiler à une structure qui fait penser à une brique avec une base losange qui tient debout sur un coin. Pour la géométrie c'est une oeuvre d'art, mais la vision dans l'espace c'est pas encore ça.

Mon problème avec l'école, c'est que je ne comprends les cours qu'une fois qu'ils sont finis, ou quasi. A l'exception des statistiques et de la mécanique des fluides, même si les cours magistraux des deux me paraissent très chiants sur le coup et que je n'en saisis l'intérêt que chez moi en bossant le poly et les notes. Les TD et leurs corrigés m'aident beaucoup aussi. Je me rappelle d'une amie qui disait d'une autre fille qu'elle ne réfléchissait pas assez et attendait les corrigés, et je lui ai fait remarquer que moi aussi j'aimais bien avoir les corrigés pour bosser : voir ce qui n'allait pas, ce qu'il fallait répondre à quel genre de question, etc. Elle m'a répondu "oui mais ça se voit que tu réfléchis avant". Ouais... On parle de chimie inorganique là, une discipline que j'aime bien, que je comprends bien (c'est toujours mieux d'avoir un bon prof, sympa et qui dialogue, et qui dit pas "mais c'est trop facile"), qui m'intéresse car utile en chimie analytique. Parce qu'en cristallo, je promets rien.

Je redoute aussi l'épreuve de chimie organique. Le problème avec les profs qui nous font les cours en langues étrangères (respectivement l'université de Sarre et l'Universidad Autonoma de Madrid), c'est qu'ils ne restent pas longtemps, et qu'on a donc un polycopié entier à ingurgiter en deux ou trois jours. Le cours sur les réactions de synthèse SN/E a été assez moche : en anglais par une prof espagnole que limite j'aurais mieux compris si elle parlait carrément espagnol (je parle absolument pas espagnol quand même), alors qu'en français le cours était visiblement excellent et bien plus complet que le nôtre. Dommage.

On va prier pour sauver une moyenne de douze ; ou au minimum onze, qu'elle puisse être rattrapable au second semestre où les cours promettent d'être un peu plus sympa, les matières me correspondant davantage. Vivement la Chimie Analytique, les Polymères et la Thermodynamique avec laquelle j'étais plutôt copine en prépa.

Bon allez, retournons-y. Pour se faire un peu moins mal.

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14 janvier 2009

Ecureuil à la noix.

Parce que là je trouve qu'il se fout de ma pomme un peu.

Première étape : mi-décembre, opposition sur ma carte bancaire suite au probable avalage par distributeur (tellement crevée que je n'ai aucun souvenir de la soirée où je l'ai paumée). Demande d'une nouvelle carte, vu que fin décembre j'étais dans la région de mon agence, je précise que je vais la chercher à ladite agence. J'habite en Alsace depuis quelques mois et je suis basée dans le Centre, donc en temps normal c'est plus compliqué.

Deuxième étape : 27 décembre juste avant la fermeture, téléphone (pas reçu par moi) : "on a votre carte". Trop bien. 30 décembre, je vais la chercher... il me montre mon ancienne carte. Opposée depuis deux semaines. "Ah bah vous n'avez pas demandé le renouvellement." Leur marotte somme toute assez récente de faire systématiquement le commerce de leurs produits bancaires au téléphone doit leur faire zapper les infos importantes... je vois que ça. Bref, je demande donc le renouvellement de ma carte une bonne fois, je demande qu'on me l'envoie en recommandé vu que le emps qu'elle arrive je serai en Alsace. A mon adresse, en précisant l'appartement.

Troisième étape : aujourd'hui, je l'attendais depuis longtemps déjà, j'appelle la banque. "Ben elle est là à l'agence, vous passez la chercher quand vous voulez"

...

...

Je vais les tuer. Aide-moi, sainte patience. Calmement, j'en reviens pas, je lui explique que je voudrais qu'on me l'envoie à mon adresse, donnée une deuxième fois. J'ai pas précisé en recommandé, parce que la comm' avait déjà été assez longue comme ça, je regrette déjà. J'attends un courrier normal, presque.

Ou pire : qu'ils m'envoient l'ancienne carte opposée depuis un mois.

Ils en sont capables.

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11 janvier 2009

Ce qui aurait pu être...

Je serai chimiste. J'en suis sûre, j'ai bossé pour et maintenant je suis en école d'ingé. Mais en lisant Studyrama, je vois tout le reste. Tout ce qui aurait pu me plaire aussi.

Quand je suis arrivée en seconde, toutes les matières m'avaient souri au collège. J'étais cependant particulièrement douée en français et en langues. J'ai donc pris l'italien en "enseignement de détermination", convaincue en début d'année que j'allais passer en L comme deux bons tiers de la classe italieniste dans laquelle je me suis retrouvée.

C'est là que le terme "enseignement de détermination" prend tout son sel. Les vrais enseignements de détermination, ça a été : d'une part la physique-chimie, une révélation, une prof douée, sympa, et un programme carrément plus intéressant que les trucs bateaux de collège ; d'autre part, le français, je me suis rendue compte que j'aimais bien parce que je maîtrisais déjà pas mal la grammaire et l'orthographe, et que l'étude de la littérature, décrire /décortiquer un texte d'une façon qui correspondait mal au ressenti que je pouvais en avoir en le lisant,  ça allait me saouler très vite. Je connais quelqu'un qui se reconnaîtra bien là-dedans.

D'où mon choix final d'une section scientifique. A mon grand dam, j'ai dû lâcher l'italien, l'administration n'étant pas d'accord pour me laisser le garder en plus du latin. Ce qui au final était débile, on est un petit lycée et les cours d'italien et latin se faisaient avec les littéraires dont beaucoup avaient les deux matières, et en plus les élèves de S des deux matières étaient dans la même classe, donc les heures ne se chevauchaient pas. Dommage, parce que là mon italien est pas mal rouillé.

Et après le bac, ben j'y suis restée. Prépa physique-chimie, deux ans, puis ma p'tite école d'ingé maintenant. Je serai donc ingénieur, et je ne pense plus changer d'avis.

Cependant, il y a d'autres métiers que j'aurais aimé, ou pu exercer.

Professeur : plus ou moins une tradition familiale c'est vrai, mais elles n'y sont pour rien promis. J'ai décidé moi-même que le job de soutien scolaire me plaisait, quand j'ai commencé l'an dernier. Deux élèves l'an passé, un troisième cette année. En ES, ça me force à me réconcilier avec leur programme. La dernière fois on a travaillé sur son dernier devoir, un vrai bon sujet de bac de ES moitié maths moitié éco. J'ai mis un bon quart d'heure à piger la première question "c'est quoi la différence entre les deux courbes au juste ?" pour finalement avancer une explication à vérifier avec un prof d'éco. Bravo. Ceci étant, je ne suis absolument pas motivée à prendre une classe d'élèves potentiellement inintéressés au risque de ne pas me consacrer suffisamment à chacun. Je préfère prendre un seul élève, motivé, un petit groupe au maximum, volontaires. Là est ma différence fondamentale avec le reste de ma famille qui enseigne. Exit donc le Capes, oublié dès la première.

Linguiste : des paragraphes précédents transparaît ostensiblement un immense intérêt pour les langues chez moi. Effectivement, et il ne m'a pas quittée sur ma voie scientifique. J'ai touché à plein de langues : l'anglais (parlé couramment), l'allemand (un peu hésitant mais il tient le coup), l'italien, le gaélique écossais, le russe. Sans compter latin et grec ancien, mais j'ai quasiment tout oublié de cette dernière. Ce qu'il me reste de tout ça, plus toutes les bribes de connaissances que j'ai pu glaner ça et là, m'ont fait pondre à la dernière évaluation d'anglais un texte sur l'apprentissage des langues qui m'a ramené le commentaire "Are you a linguist or a scientist ?". Je suis scientifique par sécurité, disons, vu que mon intérêt pour les sciences et les langues est très fort dans les deux cas, être ingénieur sur le marché du travail, c'est mieux que traducteur. Ne rêvons pas.

Journaliste : international le journalisme, minimum. C'est surtout une fascination plus qu'une véritable connaissance du métier, et je reste persuadée que les études pour ce métier m'auraient prodigieusement ennuyée. Mais la lecture du National Geographic m'a beaucoup fait rêver, sur ceux qui écrivaient les articles et prenaient les photos. Le barrage de Karahnjukar, les Sahraouis, la Forêt d'Emeraude, la Karakoram Highway, le Hazaradjat, tous ces endroits dont on n'a parfois jamais entendu parler, juste pour les découvrir et les faire découvrir, il y a là-dedans quelque chose qui a toujours correspondu à mon rêve : connaître le monde pour le réécrire et trouver un autre chemin que le nôtre.

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