11 janvier 2009

Ce qui aurait pu être...

Je serai chimiste. J'en suis sûre, j'ai bossé pour et maintenant je suis en école d'ingé. Mais en lisant Studyrama, je vois tout le reste. Tout ce qui aurait pu me plaire aussi.

Quand je suis arrivée en seconde, toutes les matières m'avaient souri au collège. J'étais cependant particulièrement douée en français et en langues. J'ai donc pris l'italien en "enseignement de détermination", convaincue en début d'année que j'allais passer en L comme deux bons tiers de la classe italieniste dans laquelle je me suis retrouvée.

C'est là que le terme "enseignement de détermination" prend tout son sel. Les vrais enseignements de détermination, ça a été : d'une part la physique-chimie, une révélation, une prof douée, sympa, et un programme carrément plus intéressant que les trucs bateaux de collège ; d'autre part, le français, je me suis rendue compte que j'aimais bien parce que je maîtrisais déjà pas mal la grammaire et l'orthographe, et que l'étude de la littérature, décrire /décortiquer un texte d'une façon qui correspondait mal au ressenti que je pouvais en avoir en le lisant,  ça allait me saouler très vite. Je connais quelqu'un qui se reconnaîtra bien là-dedans.

D'où mon choix final d'une section scientifique. A mon grand dam, j'ai dû lâcher l'italien, l'administration n'étant pas d'accord pour me laisser le garder en plus du latin. Ce qui au final était débile, on est un petit lycée et les cours d'italien et latin se faisaient avec les littéraires dont beaucoup avaient les deux matières, et en plus les élèves de S des deux matières étaient dans la même classe, donc les heures ne se chevauchaient pas. Dommage, parce que là mon italien est pas mal rouillé.

Et après le bac, ben j'y suis restée. Prépa physique-chimie, deux ans, puis ma p'tite école d'ingé maintenant. Je serai donc ingénieur, et je ne pense plus changer d'avis.

Cependant, il y a d'autres métiers que j'aurais aimé, ou pu exercer.

Professeur : plus ou moins une tradition familiale c'est vrai, mais elles n'y sont pour rien promis. J'ai décidé moi-même que le job de soutien scolaire me plaisait, quand j'ai commencé l'an dernier. Deux élèves l'an passé, un troisième cette année. En ES, ça me force à me réconcilier avec leur programme. La dernière fois on a travaillé sur son dernier devoir, un vrai bon sujet de bac de ES moitié maths moitié éco. J'ai mis un bon quart d'heure à piger la première question "c'est quoi la différence entre les deux courbes au juste ?" pour finalement avancer une explication à vérifier avec un prof d'éco. Bravo. Ceci étant, je ne suis absolument pas motivée à prendre une classe d'élèves potentiellement inintéressés au risque de ne pas me consacrer suffisamment à chacun. Je préfère prendre un seul élève, motivé, un petit groupe au maximum, volontaires. Là est ma différence fondamentale avec le reste de ma famille qui enseigne. Exit donc le Capes, oublié dès la première.

Linguiste : des paragraphes précédents transparaît ostensiblement un immense intérêt pour les langues chez moi. Effectivement, et il ne m'a pas quittée sur ma voie scientifique. J'ai touché à plein de langues : l'anglais (parlé couramment), l'allemand (un peu hésitant mais il tient le coup), l'italien, le gaélique écossais, le russe. Sans compter latin et grec ancien, mais j'ai quasiment tout oublié de cette dernière. Ce qu'il me reste de tout ça, plus toutes les bribes de connaissances que j'ai pu glaner ça et là, m'ont fait pondre à la dernière évaluation d'anglais un texte sur l'apprentissage des langues qui m'a ramené le commentaire "Are you a linguist or a scientist ?". Je suis scientifique par sécurité, disons, vu que mon intérêt pour les sciences et les langues est très fort dans les deux cas, être ingénieur sur le marché du travail, c'est mieux que traducteur. Ne rêvons pas.

Journaliste : international le journalisme, minimum. C'est surtout une fascination plus qu'une véritable connaissance du métier, et je reste persuadée que les études pour ce métier m'auraient prodigieusement ennuyée. Mais la lecture du National Geographic m'a beaucoup fait rêver, sur ceux qui écrivaient les articles et prenaient les photos. Le barrage de Karahnjukar, les Sahraouis, la Forêt d'Emeraude, la Karakoram Highway, le Hazaradjat, tous ces endroits dont on n'a parfois jamais entendu parler, juste pour les découvrir et les faire découvrir, il y a là-dedans quelque chose qui a toujours correspondu à mon rêve : connaître le monde pour le réécrire et trouver un autre chemin que le nôtre.

Posté par Waterlily à 21:40 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,


Commentaires sur Ce qui aurait pu être...

  • Wouha tu as mon âge je crois ou pas loin et tu es sûre de ta voie =) ça fait vraiment plaisir à voir. Et oui, ingénieur ça paiera beaucoup mieux que traductrice - quoique, ma Truite m'a parlé d'une amie de sa boss, traductrice, 3000€ par mois, qui vit en Irlande et a voyagé partout dans le monde. J'en bave...
    Enfin perso je sais que les langues ça me passionne mais je n'en ferai finalement pas mon métier. C'est con j'ai envie de dire, 4 ans que je croupis à la Sorbonne pour finalement passer un concours d'inspecteur du travail, rapport à tous ces méchants bosses que j'ai côtoyé lorsque je travaillais plus ou moins à côté des cours. J'adore travailler mais je hais le monde de l'entreprise, alors tant qu'à faire...
    Sinon (tu permets, je m'épanche xD), je pensais à un métier lié au social, même si j'ai une certaine aversion pour l'être humain. Je considère qu'on est là où on est en partie parce qu'on l'a cherché, donc les gens qui gèrent pas leur budget et qui se plaignent, ça me les brise. Donc plutôt bosser avec des enfants, mais vient le problème que je n'ai pas l'instinct maternel et que je tuerais un gosse si j'en avais 10 à charge comme je vois à la crèche où je vais chercher le bébé dont je m'occupe.
    Oui parce qu'en fait je suis baby-sitter et c'est le seul "métier" dans lequel je tiens, parce que les relations avec les parents, qui sont pourtant mes employeurs, sont bien meilleures que celles avec les "vrais bosses" tu vois... Terrible, non? Je m'occupe de bébés (Colin, je le garde depuis qu'il a à peine 5 mois, et là il va fêter sa première année en mars), et on me fait plus confiance que quand il s'agit d'argent. Ca me sidère.
    Bref, inspectrice du travail, assistante sociale ou nourrice; bonjour les prétentions >_<.

    Posté par Orelyse, 25 février 2009 à 09:28 | | Répondre
Nouveau commentaire